Dans l’histoire récente du ballon rond, l’année 2006 constitue un tournant chargé de symboles et de chiffres marquants, incarnant à la fois l’apogée de certaines légendes et l’éclosion de nouvelles dynasties. Des stades survoltés d’Allemagne au scintillement des projecteurs de la Ligue des champions, en passant par les championnats nationaux, le football de 2006 a dessiné une carte globale du sport roi aux multiples facettes. Plongeons dans une rétrospective chiffrée qui illustre l’intensité et la richesse de cette année footballistique.
Organisée en Allemagne du 9 juin au 9 juillet, la Coupe du Monde de la FIFA 2006 est incontestablement le point d’orgue de l’année. Rassemblant 32 équipes, elle aura été le théâtre de émotions contrastées, de surprises mémorables et d’un chiffre record d’audience mondiale.
Parmi les moments marquants figurent la victoire de l’Italie sur la France en finale, au terme d’une séance de tirs au but (5-3) mémorable, après un match nul 1-1. Ce sacre représente le quatrième titre mondial pour la Squadra Azzurra, consolidant sa place parmi les plus grandes nations du football mondial.
L’équilibre tactique et la robustesse défensive ont été les clés de cette édition. Le Soulier d’Or a été remporté par Miroslav Klose (Allemagne), auteur de 5 buts. Son instinct de buteur lui permet de briller devant des attaquants de renom comme Thierry Henry ou Hernán Crespo.
Derrière les statistiques offensives se cachent aussi des performances défensives majeures : Gianluigi Buffon, gardien de l’Italie, a réalisé notamment 5 clean sheets, et a été décoré du prix du Meilleur Gardien. Dans le même temps, Fabio Cannavaro a réalisé 42 interceptions au cours du tournoi, illustrant sa précision chirurgicale dans la défense centrale.
Si la Coupe du Monde a focalisé l’attention en été, le reste de l’année 2006 a été rythmée par des championnats domestiques intenses. L’Europe comme l’Amérique du Sud ont vu des saisons palpitantes marquées par des statistiques impressionnantes.
Pour la cinquième saison consécutive, L’Olympique lyonnais a dominé le championnat de France. Avec 84 points, 22 victoires, 18 buts de Fred et une défense de fer menée par Cris et Coupet, Lyon impose sa suprématie nationale. Le club a terminé la saison avec la meilleure différence de buts (+35).
En Angleterre, la saison 2005-2006 se termine avec la confirmation d’un nouveau leader. Chelsea, guidé par José Mourinho, obtient son deuxième titre consécutif avec 91 points, 29 victoires et seulement 3 défaites. Didier Drogba, Frank Lampard et John Terry ont été au cœur de ce succès collectif qui s’est traduit par une très grande solidité défensive : 22 buts encaissés seulement en 38 journées.
À noter également la montée en puissance de Liverpool et la lutte acharnée pour les accessits européens, dans un championnat qui a vu plus de 937 buts marqués, soit 2,46 buts/match.
Le FC Barcelone version 2005-2006 marque les esprits à travers un style spectaculaire et ultra-offensif. Ronaldinho, Samuel Eto’o et Deco mènent l’équipe catalane au titre avec 82 points. Eto’o termine co-meilleur buteur de Liga avec 26 buts.
La saison est aussi marquée par une rivalité intense avec le Real Madrid mené par Zinédine Zidane pour sa dernière saison en club. Ce dernier quitte la scène avec un sentiment de respect universel, après 227 matchs sous les couleurs madrilènes pour 49 buts et 68 passes décisives.
En parallèle des championnats, 2006 a été l’année de la consécration européenne pour deux clubs majeurs sur la scène du continent.
Le 17 mai 2006, à Paris, le FC Barcelone triomphe de manière spectaculaire contre Arsenal (2-1) en finale de la Ligue des champions. Avec des buts de Belletti et Eto’o, le club catalan remporte sa deuxième C1 de l’histoire. Les chiffres ne trompent pas :
Moins médiatisée mais tout aussi impressionnante, la Coupe UEFA (ancêtre de la Ligue Europa) revient en 2006 à le FC Séville, large vainqueur 4-0 de Middlesbrough en finale. Dani Alves, Luis Fabiano et Kanouté émergent comme des forces offensives innovantes, posant les bases de la domination européenne du club dans les années suivantes.
Le football 2006 ne s’est pas limité aux frontières européennes. En Amérique du Sud, la Copa Libertadores a vu triompher l’Internacional de Porto Alegre, tandis qu’en Afrique, Al Ahly du Caire a assoit sa suprématie continentale avec une conquête de la Ligue des Champions CAF portée par Mohamed Aboutrika.
De manière globale, la FIFA rapporte que plus de 28 milliards de personnes ont regardé au moins un match de football en 2006 dans le monde, une statistique qui souligne l’universalité du sport.